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Une visite bucolique et virtuelle de Tchernobyl sous la neige

Pripiat me voilà. J’arrive ma douce zone. Yandex (Я́ндекс), l’équivalent russe de Google, propose de se promener sur le site de la centrale et dans la zone contaminée enneigée. Sans le doucereux et lancinant crépitement de compteur Geiger, néanmoins. Et c’est bien dommage.

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Radioactivité : pourquoi les plantes s’en battent les étamines

Pripiat - Tchernobyl

Hommes et plantes ne sont pas égaux devant la radioactivité. En gros, là où les bipèdes morflent, les végétaux kiffent. En gros, hein. Des scientifiques ont en effet découvert les mécanismes qui permettent aux plantes de se développer dans des environnements hautement radioactifs comme celui de Tchernobyl. L’étude vient d’être publiée dans la revue Environmental Science and Technology.

L’équipe a analysé les graines de soja et de lin cultivées à proximité du site du réacteur nucléaire de Tchernobyl qui a explosé en 1986 et pense pouvoir affirmer que les plantes auraient une capacité innée à faire face à la radioactivité. Et formule l’hypothèse que ces mécanismes pourraient trouver leur origine il y a des millions d’années, lorsque les formes de vie précoces ont été exposées à des niveaux élevés de rayonnement naturel. En gros, l’idée est que si une catastrophe survient, les plantes ne peuvent se déplacer vers des cieux plus cléments – soit elles s’adaptent, se démerdent comme des grandes, soit elles meurent.

Flash-back. Lorsque, le 26 avril 1986, l’un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl a explosé, l’accident a été déclaré être la pire catastrophe nucléaire de l’histoire humaine.  Des dizaines de personnes sont mortes, encore plus sont tombées malades, présentant des syndromes d’irradiation aiguë. Et les cancers postérieurs, on en parle même pas.  L’ensemble de la population de la ville industrielle de Pripiat qui abritait la main-d’œuvre de la centrale a été évacuée.

Les scientifiques ont décrété que la zone resterait sans vie pour les générations. Circulez, y’a plus rien à voir.

OK, près d’un quart de siècle plus tard, Pripiat reste une ville fantôme. Mais en dépit de rues désertes, de la grande roue rouillée qui ne tourne plus, des autos tamponneuse ni ne tamponnent plus, de l’école qui tombe en ruine… les végétaux se la coulent douce.  La façon dont l’écosystème de Pripyat semble ignorer la contamination a donc  attiré l’attention du monde scientifique et, en 2005, l’ONU a même publié un rapport sur le phénomène. Puis, en 2007, un groupe de chercheurs convenablement masqués, gantés, enlunettés (tapettes) a décidé d’enquêter sur cette mystérieuse survie.

Ils entrèrent dans la zone réglementée et plantèrent des graines de soja et de lin sur une zone hautement contaminée situés à quelques kilomètres du site de l’accident, dans les environs de Pripiat. Là, le lecteur curieux se demandera : « pourquoi du soja et du lin , ». Honnêtement, Radieuse Dystopie n’en a aucune idée.

Ensuite, ils ont semé le même genre de graines sur un champ témoin dans la région décontaminés près de la ville de Tchernobyl.

L’un des chercheurs, Martin Hajduch de l’Académie slovaque des sciences, a expliqué à BBC News que, même si des études antérieures avaient analysé comment les gènes mutent en raison de la radioactivité, son équipe a voulu faire quelque chose de différent, puisqu’elle a  ont voulu étudier les mécanismes moléculaires permettant aux plantes de s’adapter à un environnement contaminé.

Pour ce faire, les chercheurs ont attendu que les plantes commencent à croître et à produire de nouvelles graines, puis examiné leurs protéines.

Bon, on imagine qu’il ont fait autre chose en attendant, qu’ils ne sont pas resté plantés comme des glands devant leur petit champ de graines alors que leur compteur Geiger crépitait sévère. L’histoire ne dit pas ce qu’ils ont fait, peut-être sont-ils allés se prendre des cuites à Kiev. Qui sait.

Ils ont  décidé d’appliquer une méthodologie appelée«protéomique»qui permet  d’identifier des centaines de protéines».  Le mot «protéome» est en fait un mélange de «protéines» et «génome» et décrit l’ensemble du complément de protéines produites par les gènes d’un organisme.

Si le soja et le lin se sont parfaitement adaptés  à l’environnement contaminé, ils l’ont fait de façon légèrement différente.

Chez le soja, les chercheurs ont détecté la mobilisation des protéines de stockage des semences et des processus similaires à ce que qui est observé quand  les plantes s’adaptent à des niveaux élevés de métaux lourds.

Pour le lin, ils ont vu plusieurs protéines impliquées dans la signalisation cellulaire.

Les scientifiques ont jugé qu’il y avait probablement des raisons historiques pour lesquelles il a été beaucoup plus facile pour les plantes de s’habituer à vivre dans un environnement à l’intense  rayonnement.

Il y avait beaucoup plus de radioactivité à la surface de notre belle planète bleue en ces temps anciens que maintenant. Il est donc probable qu’au cours de l’évolution, les plantes qui ont croisé de la radioactivité au détour d’un chemin ont mis au point un mécanisme de survie  qu’elles ont gardé.


Borat et Brüno à Tchernobyl

Tchernobyl
Le nom de l’émission : Madventures. Le concept : deux bons gars finlandais, Riku au micro et Tunna derrière la caméra. Ils écument les coins bizarres du globe à la roots, présentement en Lada. La caméra a un objectif fisheye. Quand le compteur Geiger crépite, Riku est content.