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Mad Max est incompris

J’ai ri. (Le broken blog)


Radieuse Dystopie est amie avec Emil Minty

Comment ça qui ça ? Emil Minty. Le vrai. Mais siiii. Tu sais bien, le sauvageon de Mad Max 2 : The Road Warrior, qui balance allègrement son boomerang d’aborigène, sectionnant au passage les doigts du petit malin voulant l’attraper. Tu le remets ? Bon bah Emil va bien. Grâce à la magie de Facebook, on est devenu copains comme cochons. J’ai appris qu’il tenait une bijouterie à Sydney, qu’il avait 38 ans, 39 dans une semaine, qu’il est marié à Isabella et qu’il a deux gosses. Il joue aussi au poker dans les casinos, Sheryl Crow et les concentration de bagnoles tunés de fans de Mad Max.

Emil Minty, c’est mon meilleur ami.

L’occasion de rappeler que vous pouvez, afin de vous rapprocher un peu d’Emil :

> Devenir ami avec Radieuse Dystopie

> Devenir fan de Radieuse Dystopie


Quand Johnny Hallyday se prenait pour Mad Max

Que les saintes trompettes de l’Apocalypse me pardonnent si je blasphème, je dois concéder que le sous-genre post-apocalyptique n’a pas accouché que de chefs d’œuvres. Aller, Radieuse Dystopie vous doit l’objectivité, pour une fois. S’engouffrant dans les traces de gommes laissées sur l’asphalte poussiéreux et australien par la série des Mad Max, les années 80 nous ont gratifié d’une somme incalculable de remake navrants, de nanars insignifiants, bref, de diarrhée sur bandes .

Ca fait mal à admettre, surtout quand on a acheté ces artefacts à prix d’or sur ebay, mais les Guerriers du Bronx (1982) puent du cul et  Apocalypse Warriors (1986), c’est en-dessous de tout.

Piteuses contrefaçons – et malfaçons – italiennes et philippines, direz-vous. Seulement, il est temps de se souvenir et d’assumer : la France aussi s’est fourvoyé en pondant du wasteland foireux. Et même le plus illustre des Français. Johnny Hallyday. Nous avons devant l’Histoire un devoir de mémoire. Pour que, plus jamais, ce genre d’errements puisse arriver.

Si 1982 est une excellente année pour les vins rouges de Bordeaux, côté post-apo, c’est moche. C’est en effet l’année de la fameuse tournée dite du Survivant de Johnny. Qui la décrit ainsi : « Je voulais faire un truc de dingue, de malade. Un mélange de Mad Max, New York 1997 et Conan le Barbare. Un monde apocalyptique. Gothico-romantique….. Au cours de la nuit des deux lunes, un homme, un seul, revient du domaine des ombres. C’est le Survivant…… Le survivant, c’est moi… »

De toutes ces aspirations résultera un « show à l’américaine », comme ca faisait bien de dire à l’époque, où le bon goût côtoiera l’époustouflant, vous vous en doutez.

S’il n’y avait eu que le concert. Mais non, il fallait laisser des traces. En 1982, donc, quelques jours avant le spectacle Fantashallyday au Palais des Sports, sort l’album La Peur.

Ce clip est celui de l’un des titre de cette galette, Le Survivant. Clip, qui, vous le noterez, n’a rien à envier à Apocalypse Warriors côté méchants neurasthéniques et wasteland raté.

Et sinon, Johnny a aussi joué dans un lamentable film post-apo en 1986. mais ça, Radieuse Dystopie vous en parlera dans un prochain post. Parce que, là, elle a mal à son petit cœur.


Slab City, ville post-apo et, surtout, dernière ville libre d’Amérique

Slab CitySlab City, on y arrive par la déserte  California State Route 111. Ce n’est pas vraiment une ville, plutôt un campement. Un campement crade où les camping-cars Westfalia sans âge sont tunés à grand renfort de plaques de métal rouillées et de pièces d’avion de chassé corrodées. Le tout lustré à la poussière du désert.

Sous le cagnard, une grosse centaine d’habitants suants, aussi vieux et secs que le sol craquelé. Les femmes ont les dents pourries mais les seins fermes. Les hommes sont tatoués et fument des cigarettes suspectes.

Slab City

Slab City, c’est un peu un campement bâti sur le wastleand au lendemain d’une guerre nucléaire.  Pas d’herbe, pas d’arbre. Juste quelques buissons épineux et vaguement vivaces. Les vieux trucs partout. De la rouille, d’anciens jerricanes. Des barbes longues, des mégots rallumés, des visages burinés par les excès et des peaux usées et tannées  par le Soleil.

Slab City fonctionne sans eau ni électricité. Quelques panneaux solaires bidouillés, quelques éoliennes anémiées.

Ce terrain appartient en théorie à l’État de la Californie.  Il a servi de base militaire pour l’entraînement des soldats durant la Seconde Guerre mondiale. Puis la base a été fermée, démolie. Des carcasses d’avions sont restées. D’ex-soldats, aussi.  Le campement est là, depuis plus d’un demi-siècle.

Slab City

A Slab City, il n’y a pas d’impôt. 500 âmes en hiver,  150 l’été, quand la chaleur accable les corps. Chaque samedi soir, les habitants, mi-hippies, mi-clodos, font la fête dans un endroit appelé The Range. Avant d’accéder à cette scène en plein air, on passe devant une pancarte vermoulue invitant les convives à être «habillé chic.

Slab City

Quand Radieuse Dystopie aura monétisé ce blog, c’est promis, on installera nos locaux là-bas.

Photos : Claire Martin / Daryl Peveto

Pour en savoir plus :

> Slab City, la dernière ville libre d’Amérique

Slab City: la «dernière ville libre d\'Amérique» 

Agrandir

Perdue au milieu de nulle part en Californie, Slab City ressemble à un terrain de camping qui tente de se relever au lendemain d’une guerre nucléaire.

Photo: Nick Casaldi, Collaboration spéciale

Nicolas Bérubé
La Presse

(Slab City) On arrive à Slab City par la California State Route 111, une autoroute à deux voies qui semble venir de nulle part et ne mener nulle part.

Près de cette route se trouve un campement composé de dizaines de roulottes munies de panneaux solaires faits maison. De Westfalia tapissés de coquillages et montés sur quatre blocs de ciment. De clôtures faites avec de vieux fuselages d’avions de chasse et surmontées d’enjoliveurs qui brillent au soleil.

On ne trouve pas de poteaux électriques. Pas d’eau courante. Pas de routes asphaltées. Pas de commerces. Pas de bureau d’accueil.

Le thermomètre de la voiture indique 44 degrés à l’ombre, et il n’y a pas beaucoup d’ombre.

Au détour de la route poussiéreuse s’élève une habitation faite de plusieurs roulottes mises bout à bout. La sonnette d’entrée consiste en une vieille cloche de métal et un marteau rouillé.

Une femme dans la cinquantaine répond au son strident. Elle dit s’appeler Carol et habiter à Slab City depuis huit ans.

«C’est un bel endroit, dit-elle, un endroit calme. Les gens laissent leurs voisins tranquilles et vice versa.»

Devant sa maison se trouve un petit puits décoratif dont les parois sont recouvertes de pierres taillées avec soin. Le puits est profond d’environ 60 cm. Il est aussi sec que les milliers de kilomètres carrés de désert qui l’entourent.

«On espère le finir un jour, lance Carol, pince-sans-rire. Pour l’instant, on l’appelle notre puits à souhaits.»

Vision post-nucléaire

Slab City ressemble à un terrain de camping qui tente de se relever au lendemain d’une guerre nucléaire. À part quelques arbres et buissons, il n’y a pratiquement pas de verdure.

Au centre du campement, une salle de spectacles en plein air est meublée avec des sièges d’autobus et des sofas défoncés. Une petite bibliothèque libre-service dans une caravane possède des centaines de livres et de magazines, dont tous les numéros du National Geographic publiés entre juillet 1977 et mai 2003.

Le terrain appartient à l’État de la Californie, et a servi de base militaire pour l’entraînement des soldats durant la Seconde Guerre mondiale. Après la fermeture et la démolition de la base, l’endroit a été abandonné. D’ex-soldats ont décidé d’y vivre. Le campement évolue depuis. Il n’y a pas de taxes à payer, pas d’impôts. La population atteint 500 âmes en hiver et tombe à 150 l’été, quand la chaleur paralyse tout. Le désert semble appartenir à tout le monde et à personne à la fois.

«Il n’y a rien ici, ça n’a pas de valeur financière, alors l’État nous laisse faire», lance Danny Cook, homme aux yeux bleus perçants qui a le regard triste et la poignée de main ferme.

Âgé de 56 ans, M. Cook a été machiniste, homme à tout faire, barbier. Il y a trois ans, il a appris qu’il était atteint d’un cancer du foie inopérable. Il a déménagé de San Diego à Slab City parce qu’il ne pouvait plus travailler et avait besoin d’un endroit où poser sa roulotte.

Depuis, il s’est installé des panneaux solaires pour faire fonctionner son ventilateur et recharger son rasoir. Il a accroché une douche dans un arbre derrière chez lui. M. Cook remplit ses citernes d’eau à la station-service du village de Niland, à 10 minutes de route, et donne 10 $ au pompiste pour qu’il le laisse faire.

L’an dernier, il a acheté de la terre et des mottes de gazon pour faire un jardin, protégé du soleil par un toit en bois peint. Il lui a fallu creuser un mètre dans le sol sec du désert avant de mettre la terre. Ces jours-ci, M. Cook récolte des courgettes, des asperges, des tomates, de la coriandre et plusieurs variétés de fleurs.

Son médecin lui a dit que les métastases sur son foie sont maintenant grosses comme des balles de golf. Il pense que l’année 2009 sera la dernière de sa vie.

«Mon degré d’énergie diminue, dit-il. Je suis heureux d’être ici et d’avoir mon jardin. Je me dis que réussir à faire un jardin au milieu du désert, c’est quand même un accomplissement.»

La fête au village

Chaque samedi soir, les habitants de Slab City font la fête. Ils se réunissent dans un endroit appelé The Range, une sorte de scène extérieure. Il y a des spectacles et des jeux. Une pancarte délavée par le soleil indique qu’il est préférable d’être «habillé chic» pour l’occasion.

«Les femmes qui ne possèdent pas de robe chic peuvent en emprunter une en appelant Bob The Builder», note l’affiche.

Bob The Builder est un ex-militaire dans la soixantaine qui parle fort et aime sa bière bien froide. Il habite à Slab City «depuis des années» et offre ses services de réparateur en tout genre aux habitants.

L’été, le mercure dépasse les 45 degrés à Slab City. Une température que la plupart des gens ne peuvent tolérer, dit-il. «L’été, les saisonniers repartent, et il n’y a que nous qui restons. L’endroit redevient plus calme. Cette année, avec la crise économique, les gens sont plus nombreux à rester. Le fait de ne pas payer de loyer est très attirant.»

Cette semaine, Bob a passé son temps à apprendre une chanson de Neil Young à la guitare. Il espère pouvoir la jouer à la fête, samedi soir.

Slab City, dit-il, est le dernier territoire libre d’Amérique.

«J’aime penser qu’on est libres et que nous vivons une belle vie. Ma copine dit plutôt qu’il s’agit de la fin du rouleau. Dans la vie, voyez-vous, tout est relatif. C’est une question de point de vue.»

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