Le post-apocalyptique en liens.

post-apocalyptique

Trip mystico-chamanique et disquette dans le désert du Mojave

Un désert, un tente, des scories et de la poussière. Des hipsters bariolés, un chamane, une disquette enfouie, exhumée, insérée dans la fente rocheuse.Le minéral  devient radieux, rayonnant, stroboscopique.

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Les tête dans les champignons

Tu t’es, comme moi, enfant, gelé les miches à plusieurs reprises en guettant les Perséides. Tu n’as, comme moi,  jamais rien vu. Pas la moindre étoile filante, nada. Il te faut, comme moi, du plus massif, du plus gros, du plus évident. L’artiste Clay Lipsky a imaginé donc pour toi, en lieu et place de la Nuit des étoiles, la Journée des champignons.


Survivre dans un monde post-apocalyptique en faisant du feu avec un cintre Ikea

Quand tout aura été mangé. Quand les supermarchés auront été pillés, les bouteilles d’eau et les briquets éparpillés. Ils seront toujours là, immenses  stoïques, délaissés avec des travées garnies et des palettes poussiéreuses. Les bleus magasins Ikea nous attendront sagement. Prêts à aider à la reconstruction d’un monde en kit.


Après l’Homme, l’Animal

Quelque chose a survécu. Alors que l’humanité blafarde expirait en un râle rauque et glaireux, ils ouvraient leurs cages, arrachaient leurs bagues. Essaimant, proliférant, affamés. Rongeant jusqu’au dernier les os sapiens abandonnés. Quand les derniers artefacts furent à terre, mangés de mousses, couverts de larves, ils glapirent, hennirent, caquetèrent.  Orgueilleux autant qu’innatendus vainqueurs.

Série  The Isle of Human / 2008 de Johan Rosenmunthe


Tourisme dans une base de sous-marins nucléaires russes abandonnée

Ce petit coin de paradis où grincent les portes rouillées et crépite sûrement un peu le compteur Geiger est situé à Balaclava, sur la péninsule de Crimée.  Cette base de sous-marins merveilleusement camouflée dans un escarpement rocheux est restée opérationnelle après l’effondrement de l’Union soviétique  jusqu’en 1993, date à laquelle  le processus de démantèlement a commencé.  Enfin, démantèlement, c’est un bien grand mot, l’ancienne Armée rouge ayant prouvée à maintes reprises qu’en ces années-là, elle était experte dans l’art de tout faire à l’arrache. En 1996, le dernier sous-marin russe a quitté la base, qui est maintenant ouverte au public pour des visites guidées. Pour le plus grand bonheur des enfants.

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Une visite bucolique et virtuelle de Tchernobyl sous la neige

Pripiat me voilà. J’arrive ma douce zone. Yandex (Я́ндекс), l’équivalent russe de Google, propose de se promener sur le site de la centrale et dans la zone contaminée enneigée. Sans le doucereux et lancinant crépitement de compteur Geiger, néanmoins. Et c’est bien dommage.

> Visiter Tchernobyl

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> Borat et Brüno à Tchernobyl

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Un abri atomique sous la préfecture d’Avignon

Avignon, la ville über-relou, ce nid infesté de théâtreux, remonte soudain dans l’estime de Radieuse Dystopie. Oublié, à quelques encablures du bureau du préfet du Vaucluse dormait en effet peinard un abri antiatomique top moumoute, nous révèle le Dauphiné Libéré.  L’article nous apprend que depuis 1952,  rien n’a vraiment bougé. « Une carte du Vaucluse jaunie par les ans affiche crânement son nombre d’habitants : 303.000 ! Dans l’armoire, des cartes de l’époque, la liste des bâtiments résistant au souffle nucléaire et des ouvrages censés fournir aux survivants les notions élémentaires sur la bombe et ses retombées radioactives. Au fond un lit “picot”, datant de la Seconde Guerre mondiale. »

Un petit veinard ce préfet.

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