Le post-apocalyptique en liens.

fin du monde

Fin du monde : dans un étang du Texas, l’eau devient rouge

« Le second ange sonna de la trompette.  Et quelque chose comme une grande montagne embrasée par le feu fut jeté dans la mer; et le tiers de la mer devint du sang »…  Apocalypse 8:8

Et oui les loulous, vous ne profiterez peut-être pas de vos iPhone 5 : la fin des temps arrive tranquillou. Preuve s’il en est : l’eau a commencé à se changer en hémoglobine. Dans le San Angelo State Park texan, un plan d’eau s’est subitement coloré de rouge sang ces dernières semaines.  L’OC Fisher Reservoir, pas mal asséché par la canicule qui frappe l’ouest du Texas depuis le début de l’été n’était plus qu’une mare sordide d’eau stagnante.

Les poissons-chat crados et les perches soleil fadasses nagent désormais sur le dos et ne seront plus pêchés par les rednecks locaux.

Bien sûr, on nous ment. Le gouvernement, les médias, la CIA nous désinforment. Bien sûr, on nous dit que ce rouge n’est pas un signe d’Apocalypse en gestation. Bien sûr,  les fonctionnaires des organismes de veille locaux nous  disent que l’aspect sanglant de l’eau est le résultat de bactéries Chromatiaceae , qui prospèrent dans l’eau privée d’oxygène. Bien sûr.

> Voir l’éclairante et mesurée analyse du phénomène par un prêcheur siphonné du bulbe de l’Indiana :

> Lire l’article sur Live Science



« Our cities must fight » : en 1951, les explosions atomiques ne sont pas aussi dangereuses que l’on croit

Ah, la grande époque de la Guerre froide. En 1951, le gouvernement américain réalise un sympatoche petit clip d’information sur la guerre atomique et ses conséquences.  Il y incite  les citoyens américains à ne pas évacuer leurs villes et villages, en cas d’attaque. « Séjourner dans une ville après une attaque atomique n’est pas aussi dangereux que les gens pensent », claironne la daube à 18 images par seconde.

Regardez donc le sémillant acteur-journaliste-propagandiste affirmer sans sourciller qu’évacuer son domicile ou sa ville en cas d’attaque nucléaire relève de la trahison.  Ce qui se défend.


Survivre dans un monde post-apocalyptique en faisant du feu avec un cintre Ikea

Quand tout aura été mangé. Quand les supermarchés auront été pillés, les bouteilles d’eau et les briquets éparpillés. Ils seront toujours là, immenses  stoïques, délaissés avec des travées garnies et des palettes poussiéreuses. Les bleus magasins Ikea nous attendront sagement. Prêts à aider à la reconstruction d’un monde en kit.


Après l’Homme, l’Animal

Quelque chose a survécu. Alors que l’humanité blafarde expirait en un râle rauque et glaireux, ils ouvraient leurs cages, arrachaient leurs bagues. Essaimant, proliférant, affamés. Rongeant jusqu’au dernier les os sapiens abandonnés. Quand les derniers artefacts furent à terre, mangés de mousses, couverts de larves, ils glapirent, hennirent, caquetèrent.  Orgueilleux autant qu’innatendus vainqueurs.

Série  The Isle of Human / 2008 de Johan Rosenmunthe


Un abri atomique sous la préfecture d’Avignon

Avignon, la ville über-relou, ce nid infesté de théâtreux, remonte soudain dans l’estime de Radieuse Dystopie. Oublié, à quelques encablures du bureau du préfet du Vaucluse dormait en effet peinard un abri antiatomique top moumoute, nous révèle le Dauphiné Libéré.  L’article nous apprend que depuis 1952,  rien n’a vraiment bougé. « Une carte du Vaucluse jaunie par les ans affiche crânement son nombre d’habitants : 303.000 ! Dans l’armoire, des cartes de l’époque, la liste des bâtiments résistant au souffle nucléaire et des ouvrages censés fournir aux survivants les notions élémentaires sur la bombe et ses retombées radioactives. Au fond un lit “picot”, datant de la Seconde Guerre mondiale. »

Un petit veinard ce préfet.

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En Namibie, des maisons abandonnées et grignotées par le désert

Grâce au photographe Alvaro Sanchez-Montanes, Radieuse Dystopie peut vous présenter cette série de demeures abandonnées.  Remplies de sables. Les habitants sont partis, le désert est arrivé. Le sens du lien de causalité, s’il y en a un, est inconnu.

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Libye : les insurgés au look post-apo, y’a bon