Le post-apocalyptique en liens.

dystopie

Fin du monde : dans un étang du Texas, l’eau devient rouge

« Le second ange sonna de la trompette.  Et quelque chose comme une grande montagne embrasée par le feu fut jeté dans la mer; et le tiers de la mer devint du sang »…  Apocalypse 8:8

Et oui les loulous, vous ne profiterez peut-être pas de vos iPhone 5 : la fin des temps arrive tranquillou. Preuve s’il en est : l’eau a commencé à se changer en hémoglobine. Dans le San Angelo State Park texan, un plan d’eau s’est subitement coloré de rouge sang ces dernières semaines.  L’OC Fisher Reservoir, pas mal asséché par la canicule qui frappe l’ouest du Texas depuis le début de l’été n’était plus qu’une mare sordide d’eau stagnante.

Les poissons-chat crados et les perches soleil fadasses nagent désormais sur le dos et ne seront plus pêchés par les rednecks locaux.

Bien sûr, on nous ment. Le gouvernement, les médias, la CIA nous désinforment. Bien sûr, on nous dit que ce rouge n’est pas un signe d’Apocalypse en gestation. Bien sûr,  les fonctionnaires des organismes de veille locaux nous  disent que l’aspect sanglant de l’eau est le résultat de bactéries Chromatiaceae , qui prospèrent dans l’eau privée d’oxygène. Bien sûr.

> Voir l’éclairante et mesurée analyse du phénomène par un prêcheur siphonné du bulbe de l’Indiana :

> Lire l’article sur Live Science



Survivre dans un monde post-apocalyptique en faisant du feu avec un cintre Ikea

Quand tout aura été mangé. Quand les supermarchés auront été pillés, les bouteilles d’eau et les briquets éparpillés. Ils seront toujours là, immenses  stoïques, délaissés avec des travées garnies et des palettes poussiéreuses. Les bleus magasins Ikea nous attendront sagement. Prêts à aider à la reconstruction d’un monde en kit.


Après l’Homme, l’Animal

Quelque chose a survécu. Alors que l’humanité blafarde expirait en un râle rauque et glaireux, ils ouvraient leurs cages, arrachaient leurs bagues. Essaimant, proliférant, affamés. Rongeant jusqu’au dernier les os sapiens abandonnés. Quand les derniers artefacts furent à terre, mangés de mousses, couverts de larves, ils glapirent, hennirent, caquetèrent.  Orgueilleux autant qu’innatendus vainqueurs.

Série  The Isle of Human / 2008 de Johan Rosenmunthe


Une visite bucolique et virtuelle de Tchernobyl sous la neige

Pripiat me voilà. J’arrive ma douce zone. Yandex (Я́ндекс), l’équivalent russe de Google, propose de se promener sur le site de la centrale et dans la zone contaminée enneigée. Sans le doucereux et lancinant crépitement de compteur Geiger, néanmoins. Et c’est bien dommage.

> Visiter Tchernobyl

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> Life in the Dead Zone, un documentaire sur la faune de l’après-Tchernobyl

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> Borat et Brüno à Tchernobyl

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En Namibie, des maisons abandonnées et grignotées par le désert

Grâce au photographe Alvaro Sanchez-Montanes, Radieuse Dystopie peut vous présenter cette série de demeures abandonnées.  Remplies de sables. Les habitants sont partis, le désert est arrivé. Le sens du lien de causalité, s’il y en a un, est inconnu.

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Ce parc d’attraction abandonné de Wichita

Comme un petit air de Pripiat et sa grande roue figée.  Quelle beauté que celle d’un parc d’attraction abandonné. Ces manèges grinçants, ce silence charriant quelques notes étouffées des musiques tapageuses d’antan.  Finis les mioches, brisés les néons. Plus de  barbe à papa qui colle.

Mike Petty a saisi  cette atmosphère particulière dans un parc d’attraction de Wichita dans l’Etat du Kansas, fermé en 2003.  Voici « No Joy».

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100 maisons abandonnées à Détroit

Radieuse Dystopie vous a déjà parlé plusieurs fois de Détroit la sinistrée, de ses décors délicieusement destroy et  se son parking post-apo. Cette fois, voici quelques clichés d’un certain Kevin Bauman qui a photographié cent maisons abandonnées dans cette belle ville. Sélection :

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Ils sont pas meûgnons ces Chernokids ?

Ceci est un court métrage de fin d’étude de la promo 2011 de Supinfocom. Ceci évoque Tchernobyl. Ceci parle mutations. Dans ceci, vous verrez des masques à gaz. Ceci a donc sa place sur Radieuse Dystopie.

http://vimeo.com/13385504


Explorez les ruines flippantes d’Andre Govia

Andre Govia est un gars bien cool qui, quand il a du temps libre, plutôt que d’aller visiter le musée du clou, préfère se taper l’incruste dans des lieux abandonnés. Et de préférence dans des endroits bien glauques, bien paumés, où les méchants de Batman crècheraient volontiers : anciens sanatorium pour enfants tuberculeux, asile de fou à l’abandon, manoir délabré, parc d’attraction envahi par les broussailles, laboratoire désaffecté.

Non content de se balader pépère dans ces  vénérables batisses, il en rapporte des clichés qui démontent.  Andre Govi, Radieuse Dystopie t’aime.



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Un Captain America post-apocalyptique, cousin de Mr. Propre

Radieuse Dystopie, n’est, il faut bien l’avouer, pas branchée bd ricaine. Aussi, elle ne découvre que maintenant  Earth X série limitée de comics, créés en 1997 par Jim Krueger, Alex Ross et John Paul Leon pour l’éditeur Marvel Comics.  Et pourtant, ca tape : le héros est un captain America chauve, bodybuildé , néendertalien. La  série est une dystopie du futur  se produisant dans un univers parallèle, Earth-9997 par opposition à Earth-616, l’univers principal où évoluent les personnages de Marvel Comics. Un truc qui fait réfléchir, quoi, t’as vu. Bon, radieuse Dystopie en a parlé, c’est bon.


Promenade dystopique dans les ruines de Détroit la sinistrée

Détroit, temple américain de l’architecture post-apo. Les photographies sont signées Yves Marchand et Romain Meffre, deux frenchies à peine trentenaires originaires d’Ile-de-France.

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> Le parking post-apo de Détroit

 


Comment vivre dans un monde post-apocalyptique, juste pour une matinée ?

 

Cette vidéo est un petit guide pratique pour tous ceux qui veulent saisir l’occasion que leur offre les beuveries du  Nouvel an pour se la jouer survivant post-apo façon Mad Max ou 28 jours plus tard, le tout sans prendre in fine trop de risques. Un fois par an, vous pourrez ainsi errer dans une ville déserte et  remplie de zombies mangeurs de cervelles. Voici le How to. Mais bon, là on est le 11 janvier, va falloir attendre un an, désolé.


Ashton Kutcher se prépare pour la fin du monde

Bon, on va pas revenir là-dessus tous les jours non plus, mais la fin du monde est pour le 21 Décembre 2012, quoi qu’en disent les scientifiques (qui se voilent la face), les médias (manipulés) et les politiques ( corrompus).  Heureusement, dans chaque période sombre qu’a traversé l’humanité, un guide est sorti des rangs de la médiocrité pour mener les fils d’Adam vers la lumière.  Et cette fois-ci, tadaaaam…c’est Ashton Kutcher.   Le bellâtre ascendant prophète se prépare en effet pour la fin du monde et il en parle dans une interview accordée au magazine culturel Men’s Fitness.

Le toy boy de  Demy Moore déclare donc (traduction radieuse Dystopie non garantie)  : « Les alarmes des gens ne marcheront plus , ni nos chauffages, nos poubelles ne pourront plus être vidées, les ballons d’eau chaude marchent au gaz, mais dépendent de l’électricité. Qu’arrivera-t-il quand tout notre confort moderne disparaîtra ? Je suis sur mes gardes et je me tient prêt à mettre ma famille dans un lieu sûr où elle sera en sécurité. Je m’entraîne physiquement dans l’optique de la fin des temps. Je veux sauver les gens qui me sont chers. » Plus loin, le messie qui s’est mis à la krav maga remarque judicieusement que « plus personne n’utilise de cartes. Les gens utilisent des iPhones et des GPS, mais s’il n’y a plus d’électricité, il n’y a plus de cartes ». Idem pour les titres de propriété des maisons.

Méditez là-dessus lors du passage en l’an 2011. Amem.


Pimp my caravane post-apo

Radieuse Dystopie est branchée street art ce derniers temps. Après Bansky hier, elle tenait à vous faire découvrir, ô lecteurs, cette caravane californienne enluminée par Roa, un graffeur belge originaire de Gand. Une caravane sort de Fallout, la perche du Nil du Cauchemar de Darwin. Un must pour frimer à Slab City.

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> Slab City, ville post-apo et, surtout, dernière ville libre d’Amérique

> « Banksy, s’il vous plaît…dessine-moi une dystopie »


« Banksy, s’il vous plaît…dessine-moi une dystopie »

 

Banksy est un personnage mythique de la scène graffiti, originaire de Bristol, en Angleterre, qui tient mordicus à garder l’anonymat. Il bombe les murs du monde, colore la brique, la tôle et le parpaing. Il manie le pochoir comme personne et aurait une formation de boucher. Radieuse Dystopie like.


Un peu de steampunk, un peu de post-apo, beaucoup de Star Wars, voici les masques de pompiers des années 1880

Sûr que les les pompiers venaient sonner chez Radieuse Dystopie dans cet accoutrement, elle leur achèterait leur putain de calendrier.

Cette paire de masques de sauvetage date du milieu des années 1800 et de la Première Guerre mondiale.  Ils vous sont un peu familier, non? Près de 100 ans avant Dark Vador et Z-6PO, ces deux casques anti-fumée ont été portés par les pompiers, qui étaient à l’époque vachement moins rutilants, bling-bling et bodybuildés qu’aujourd’hui.   Le casque de cuir noir à gauche, estampillé  « Respirations Apparat » de chez « GBKonic Altona», a été fabriqué à Hambourg, en Allemagne, et a des faux airs de masque africain.  Le masque de  laiton a été faite à Paris par J. Mandet.  Tous deux ont des lentilles de mica pour aider à protéger les yeux de la chaleur.

Certes, cela ne vaudra jamais un masque NBC dernière génération. Mais c’est trop classe.


Guerre nucléaire sacrée : Radieuse Dystopie demande à Kim Jong-il de tenir ses engagements

Lonzard/Deviantart

La Corée du Nord « est en train de se préparer à déclencher une guerre sacrée (…) fondée sur la dissuasion nucléaire au moment opportun pour répondre à des actions ennemies », vient d’indiquer l’agence nord-coréenne KCNA.

« Les forces armées révolutionnaires de la Corée du Nord sont en train de se préparer complètement à déclencher une guerre sacrée de justice dans le style coréen, fondé sur la dissuasion nucléaire au moment opportun pour répondre aux actions ennemies qui poussent délibérément la situation au bord de la guerre ».

Radieuse Dystopie demande officiellement  à ce que les discours soient suivis d’actes. Sinon c’est que Kim est pas cap’.


Le parking post-apocalyptique, idéal pour garer ton Interceptor

Détroit, c’est la ville post-apo. Avec le copyright et tout. Une ville loqueteuse , sinistrée à mort – entre 1950 et 2000, elle a perdu près de 900.000 habitants – où tout tombe en ruine et où la pauvreté frappe deux fois plus que la moyenne américaine. Alors, forcément, tout se fait un peu à l’arrache.

Le Michigan Theater est un cinéma créé en 1926 par l’entreprise architecturale Rapp and Rapp.  A l’époque, il était considéré comme classe. Actuellement il sert de parking abrité pour des pick-up Toyota et des Chrysler familales.

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Le Michigan Theater (littéralement « Théâtre du Michigan » en français) est un cinéma à Détroit, dans l’État du Michigan, aux États-Unis, créé en 1926 par l’entreprise architecturale Rapp and Rapp pour John H. Kunsky. Il sert actuellement de parking abrité.

Ducked and covered : enfin un VRAI guide de survie pour le monde post-apocalyptique

Grâce à ce petit bijou, parodie des films institutionnels des années de guerre froide, vous saurez tout sur l’empalement de crâne dissuasif devant votre domicile, les tips pour devenir chef de guerre et les stratégies d’évitement des koalas mutant.

L’équipe de ce court le présente ainsi :

« Ducked and Covered: A Survival Guide to the Post Apocalypse est un film d’information au  public  conçu pour aider la population australienne à survivre après une guerre nucléaire.   Produit par la Commission australienne de la défense civile pendant les années 1980, cet inédit  a été découvert au fond d’un stock d’archives universitaires. »


Un phare pris dans la glace dans l’Ohio

Dans la série « olala on se sent tout petit face à la Nature », voici le phare entièrement gelé sur le lac Erié dans l’Ohio. Radieuse Dystopie espère sincèrement qu’il n’y a personne à l’intérieur.


« The Walking Dead », série post-apocalyptique avec du bon zombie dedans

Youpi, une nouvelle série post-apocalyptique ! Il faut dire qu’après la daube Jericho et le seau de vomi Jeremiah, on attend toujours le messie. Donc ça s’appelle The Walking Dead, c’est adapté de la bd du même nom, ça passe sur la chaîne AMC et c’est visible un peu partout en streaming.

Bon, c’est du zombie. On fera avec.

Pour la faire courte, notre héros, le glabre Rick Grimes (Andrew Lincoln, Britannique vu dans Afterlife), est flic intègre et père de famille modèle. Pas de bol, il se prend une vilaine volée de plomb dans la bidoche en tentant de serrer de méchants despérados chauffards (qui, au passage, on rappelé à Radieuse Dystopie le poilu cramé du ciboulot du début de Mad Max, l’aigle de la rouuuute. Fin de digression).
Lorsqu’il se réveille sur son lit d’hôpital, Ricky (on peut t’appeler Ricky ?) est abasourdi par le délabrement du système de santé américain, réforme d’Obama ou pas. L’hosto est crado. Des traces de sang partout sur les murs. Pas une infirmière à l’horizon, pas un plateau-repas, rien.

Notre héros en robe de chambre ne tarde pas à se douter que quelque-chose cloche, surtout lorsqu’il découvre des centaines de corps mauves aux panses gonflées sur lesquels virevoltent des nuées de mouches obèses. Son sixième sens de flic lui fera se dire « Oulala, tout ceci est louche, mon pote ».

La suite ? Ricky va partir à la recherche de môman et de fiston, sans oublier de passer, en bon mâle alpha qui a déjà dû feuilleter des revues survivalistes, par la case armurerie de son commissariat. C’est dans ces moments que l’on voit que l’intrigue se passe aux States. En France, en lieu et place des shotguns rutilants, notre jeune premier aurait trouvé un vieux Manurhin sans balles et une demi-douzaine de flash-balls qui auraient bien fait marrer les zombies.

Bref.  Ricky dit au revoir à ses amis de couleur dont on avait oublié de vous parler.

Et puis il se trouve un canasson et file vers Atlanta, droit vers les emmerdes.

Voilà.
Ah oui. On a oublié de dire que c’est bien. Pas révolutionnaire. Mais pas mal.


« Eater of the sun », joli court-métrage post-apocalyptique

Étant donné que le bousin fait seulement 3 minutes et 58 secondes, Radieuse Dystopie vous fera grâce du pitch.  Sachez juste que la photographie est belle et le film tourné en grande partie en Islande. Ceci explique peut-être cela.


« Nous dansons non pas sur un volcan, …

…mais sur la planche d’une latrine qui m’a l’air passablement pourrie. »

Cette citation est de Flaubert et fera office de titre.

le présent post se rapporte de très loin au sujet qui nous intéresse, mais la beauté tragique des photos parues dans la presse a incité Radieuse Dystopie a vous parler rapidement de l’éruption du Merapi.

En Indonésie, plusieurs dizaines de personnes ont été tuées ces derniers jours des suites de l’éruption du volcan (Merapi, donc, le plus actif du pays).

Il semble que mère Nature était particulièrement vénère : parmi les victimes figure l’homme qui personnalisait le volcan aux yeux des Indonésiens, Mbah Marijan, « le gardien spirituel » du Merapi, considéré comme une montagne sacrée par la population. Marijan, âgé d’environ 80 ans, a été découvert dans sa maison brûlée, à environ 4 km du cratère.

Le Merapi, qui culmine à 2914 m, est entré en éruption à dix reprises, envoyant des nuages de fumées toxiques et de cendres jusqu’à 1,5 km de haut et le long des pentes du volcan,  densément peuplées car très fertiles.

Alentours, une fine pellicule de cendre a recouvert maisons, intérieurs coquets champs, carcasses de bêtes à cornes; Oui, c’est ça. Beauté tragique.


On est mal, l’éternité pourrait s’arrêter d’ici 3,7 milliards d’années

Fin du temps, fin des temps

Studio d'Xavier/Flickr

On est foutus. Si c’est pas à court terme, c’est plus tard : l’univers et tout ce qu’il contient pourrait connaître une fin d’ici 3,7 milliards d’annnées, selon des astrophysiciens américains et japonais qui remettent en question la théorie acceptée par la plupart des cosmologistes d’une expansion éternelle de l’espace-temps.

Attention, ce qui va suivre est un brin costaud. Pas sûr d’avoir pigé moi-même.

« Il est improbable que l’univers s’arrête durant notre durée de vie mais il y a 50% de chance que le temps connaisse une fin dans les 3,7 milliards d’années« , estiment donc les chercheurs cités plus haut dans leur communication.

Ils avancent que certaines méthodes et hypothèses utilisées de longue date par les astrophysiciens, et surtout une limite arbitraire du temps afin de calculer les probabilités d’un univers s’étendant à l’infini, conduit en fait à la conclusion que le temps aura une fin.

Balèze, hein ? C’est pas fini.

« En d’autres termes, cette limite du temps, considérée seulement comme un outil de calcul statistique, se comporte en fait comme un événement physique réel qu’on le veuille ou non« , explique, dans un courriel à l’AFP, Raphael Bousso, astrophysicien à l’Université de Californie, Berkeley (ouest), principal co-auteur de ces travaux publiés sur le site internet arXiv.org.

Selon la théorie communément admise, l’univers est né du « Big Bang« , il y a environ 13,7 milliards d’années et continue de s’étendre à une vitesse qui s’accélère exponentiellement, poussée par l’énergie du vide, et ce à l’infini.

« Il est très important de comprendre que nous ne disons pas être certains de cette conclusion que le temps aura une fin mais ne pouvons pas exclure que cela puisse vraiment arriver« .

« Si cette conclusion n’est pas vraie cela veut dire qu’une des hypothèses retenue dans le modèle mathématique est fausse, ce qui serait aussi extrêmement intéressant pour les astrophysiciens qui durant de nombreuses années la jugeaient très raisonnable« .

En science cette sorte de raisonnement est souvent très utile, souligne le chercheur. « On réalise qu’une théorie qui paraissait tout à fait logique prédit un événement tout à fait fou, faisant qu’il faut soit l’abandonner ou comprendre pourquoi elle n’est peut-être pas aussi absurde« , souligne-t-il.

Aïe aïe aïa. Le flip. Le bunker anti-atomique construit au fond du jardin ne servira à rien en cas de fin du temps dans 3,7 milliards d’années. dégoûté, hein ?