Le post-apocalyptique en liens.

Quand Johnny Hallyday se prenait pour Mad Max

Que les saintes trompettes de l’Apocalypse me pardonnent si je blasphème, je dois concéder que le sous-genre post-apocalyptique n’a pas accouché que de chefs d’œuvres. Aller, Radieuse Dystopie vous doit l’objectivité, pour une fois. S’engouffrant dans les traces de gommes laissées sur l’asphalte poussiéreux et australien par la série des Mad Max, les années 80 nous ont gratifié d’une somme incalculable de remake navrants, de nanars insignifiants, bref, de diarrhée sur bandes .

Ca fait mal à admettre, surtout quand on a acheté ces artefacts à prix d’or sur ebay, mais les Guerriers du Bronx (1982) puent du cul et  Apocalypse Warriors (1986), c’est en-dessous de tout.

Piteuses contrefaçons – et malfaçons – italiennes et philippines, direz-vous. Seulement, il est temps de se souvenir et d’assumer : la France aussi s’est fourvoyé en pondant du wasteland foireux. Et même le plus illustre des Français. Johnny Hallyday. Nous avons devant l’Histoire un devoir de mémoire. Pour que, plus jamais, ce genre d’errements puisse arriver.

Si 1982 est une excellente année pour les vins rouges de Bordeaux, côté post-apo, c’est moche. C’est en effet l’année de la fameuse tournée dite du Survivant de Johnny. Qui la décrit ainsi : « Je voulais faire un truc de dingue, de malade. Un mélange de Mad Max, New York 1997 et Conan le Barbare. Un monde apocalyptique. Gothico-romantique….. Au cours de la nuit des deux lunes, un homme, un seul, revient du domaine des ombres. C’est le Survivant…… Le survivant, c’est moi… »

De toutes ces aspirations résultera un « show à l’américaine », comme ca faisait bien de dire à l’époque, où le bon goût côtoiera l’époustouflant, vous vous en doutez.

S’il n’y avait eu que le concert. Mais non, il fallait laisser des traces. En 1982, donc, quelques jours avant le spectacle Fantashallyday au Palais des Sports, sort l’album La Peur.

Ce clip est celui de l’un des titre de cette galette, Le Survivant. Clip, qui, vous le noterez, n’a rien à envier à Apocalypse Warriors côté méchants neurasthéniques et wasteland raté.

Et sinon, Johnny a aussi joué dans un lamentable film post-apo en 1986. mais ça, Radieuse Dystopie vous en parlera dans un prochain post. Parce que, là, elle a mal à son petit cœur.

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Une Réponse

  1. Ah, Terminus…

    Si le coeur vous en dit, une petite note sur le nukard, ici:
    http://seurtine.blogspot.com/2005/03/les-guerriers-de-la-route-milan-san.html

    et une poignée de chroniques, là:
    http://eightdayzaweek.blogspot.com/search/label/Post-Nuke

    4 novembre 2010 à 22 h 08 min

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